mercredi 2 décembre 2009

The Big Machine


Bien sûr. Comment pourrais-je ne pas faire d'article dédié à ce génie ? Oui oui, génie, il n'y a pas d'autre mot qui décrive une personne qui nous fournisse telle matière musicale.

Alors voilà, pour ceux qui voient cette jolie frimousse pour la première fois, elle s'appelle Émilie Simon. Aujourd'hui et depuis 2002, elle compose, écrit, arrange, mixe, produit sa musique. Elle se lance en musicologie à Paris IV au début des années 2000, fait quelques stages à l'IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique), obtient son diplôme, sort son premier album éponyme à 25 ans, collabore avec Tricky peu de temps après, écrit la bande originale du film à succès la Marche de l'Empereur de Luc Jacquet, sort son 3e album, Végétal, pour enchaîner sur une tournée mondiale, récompensée entre temps pour chaque album, et j'en passe ...
Pas mal le CV.
Et, après 2 ans de silence total, c'est le Come Back, d'abord à l'annonce de plusieurs concerts sur la Big Apple, et enfin à l'annonce de la sortie prochaine d'un nouvel album : The Big Machine.
Je sais, je suis un peu à la ramasse, ça fait plus de 2 mois qu'il est sorti, mais avant, je n'avais pas assez de recul. Maintenant, je n'en ai toujours pas assez, mais suffisamment pour en parler.

The Big Machine ('Le Gros Machin', comme mon frère s'amuse à le dire), a été écrit par Emilie Simon peu de temps après son déménagement à New York. The Big Machine, c’est New York, repond-elle quand on lui demande de décrire son album.
Bon, qu'on soit allé à New York ou pas, ça éclaire peu sur les tonalités de l'album. Bon, tout de même, suite à la lecture de plusieurs interviews parues avant la sortie du CD, j'avais une idée bien plus claire de ce qu'elle avait fait : moins de dentelle, une colonne vertébrale basse/batterie/chant et des cuivres.
Je ne peux pas le cacher, à la première écoute, j'ai eu du mal à revenir sur terre, pour moi, ce n'était pas possible qu'une seule et même personne ait composé Végétal et The Big Machine. Très déçue, donc. Mais heureusement, j'ai eu le bon réflexe de ne pas balancer le CD par la fenêtre et de le réécouter une deuxième fois. Et à partir de là, déjà, ça allait mieux. En réalité, à chaque écoute, on découvre quelque chose que l'on n'avait pas entendu/remarqué avant, que ce soit un accord, un son indéfinissable qui ne vient d'on ne sait quel instrument etc ... Et ça, c'est magique.
Au final, The Big Machine est un très bon album. Il ne détrône pas l'éponyme ou La Marche, qui sont parfaits en tous points, mais témoigne encore une fois du talent que possède Emilie Simon.
Je retiendrais en priorité les titres The Devil At My Door (qu'on avait déjà l'occasion d'entendre en version live en 2008 et qui avait déjà retenu mon attention), Rocket to the moon (co-écrit avec Teitur, chanteur Danois à qui l'on doit l'incontournable Louis Louis) et Rainbow (notamment pour la dernière minute du morceau, quelque chose d'indéfinissable touche vos oreilles et est capable de vous faire tomber à la renverse).
Je tiens aussi à ajouter que j'ai eu la chance d'avoir été sélectionnée pour participer à la Black Session qu'a donné Emilie Simon aux studios de France Inter le 21 septembre dernier, jour de sortie de The Big Machine. Moi qui étais encore très peu convaincue de l'efficacité de ce dernier album, je peux vous dire qu'en live, c'est une toute autre paire de manche. Je suis ressortie ravie en n'ayant qu'une chose en tête : revivre un live comme ça, encore et encore.

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