mercredi 15 décembre 2010

Top 2010

Albums

1. Jonsi - Go
















2. Arcade Fire - The Suburbs
















3. Massive Attack - Heligoland
















4. PVT - Church With No Magic
















5. Caribou - Swim















6. Efterklang - Magic Chairs















7. Vampire Weekend - Contra















8. Ratatat - LP4
















9. JJ - N°3















10. MGMT - Congratulations
















Titres

1. Caribou - Jamelia
2. Jonsi - Tornado
3. Arcade Fire - Ready To Start
4. JJ - Let Go
5. Massive Attack - Pray For Rain
6. Ratatat - Bilar
7. MGMT - Flash Delirium
8. Fever Ray - Mercy Street
9. Goldfrapp - Rocket
10. PVT - Window

Best-Of

Mew - Eggs Are Funny

















Concerts

1. Arcade Fire @ Rock-En-Seine
2. Massive Attack @ Rock-En-Seine
3. Emilie Simon @ Casino de Paris

dimanche 14 novembre 2010

Vite, vite, vite !

J'ai hâte. Pire : je trépigne d'impatience, comme à la veille de Noël quand j'étais petite. Musicalement parlant, 2011 va être une année formidable. En fait, ça commence même avant 2011, j'en aurais déjà un avant goût d'ici 2 semaines.

Aller, hop, c'est parti :

- Sortie du DVD live de Jónsi le 29 novembre. Non, non, vous vous méprenez, je ne compte pas du tout les jours qui me séparent de cette date. Mais alors pas. du. tout.

- Nouvel album de Lykke Li prévu pour début 2011, dont on connaît déjà deux extraits, qui sont à mon goût, très prometteurs. Par contre, elle a donné un concert à Paris il y a deux semaines et ça tombait en plein pendant les vacances. Pas de chance. Donc, je croise les doigts pour une autre date parisienne après la sortie de l'album.

- Un EP de Massive Attack, paraît-il. En tout cas, c'est ce qu'ils ont dit à la presse il y a quelques semaines : "on annule la tournée française pour travailler sur un nouvel EP."

Et le meilleur pour la fin :

- En 2011, nouvelle tournée d'Arcade Fire en Europe. Et cette fois-ci, je veux entendre Power Out/Rebellion, alors pas de pluie, de tempête, ou n'importe quoi qui les obligerait encore à interrompre le concert au bout de 55 minutes. Non mais.

- En 2011, Jónsi a parlé de la sortie d'un nouvel album de Sigur Rós. Et donc également une tournée.


Aller, 2011, vite, vite, vite !

jeudi 2 septembre 2010

Rock-En-Seine 2010

Intense, emotif, joyeux, musical, riche en expériences : voilà les cinq expressions qui caractérisent à merveille le week-end qui vient de s'écouler. Des comme celui-ci, on en souhaiterait plus souvent.

Première fois que j'assistais à un si grand festival, et sûrement pas la dernière. Depuis lundi, le retour au train-train habituel est assez difficile.

Ces deux derniers jours, le rythme auquel se sont enchaînés les concerts était endiablé : je commence dès samedi avec Chew Lips, groupe que je découvre. La performance devait être, de loin, assis sur l'herbe, assez sympathique, mais debout et près de la scène, l'ennui commence vite à s'installer. Au niveau scènique, ce n'est pas très interessant : beaucoup (trop) de samples préenregistrés lancés tour à tour par les deux musiciens entourant la chanteuse. Cependant, il faut avouer que la musique est assez efficace.
Puis, direction la Grande Scène pour voir la fin du concert de K'Naan. Je suis sur place juste à temps pour le dernier titre, Wavin Flags, qui est aussi le jingle utilisé par Coca-Cola durant la coupe du monde. J'ai été assez surprise dans le sens où je ne pensais pas autant aimer l'aspect que prend ce morceau en live. Finalement, j'aurais peut-être dû privilégier K'Naan aux Chew Lips.

Après une longue pause, je décide finalement d'aller voir Two Door Cinema Club, dans l'unique but d'être bien placée pour Jonsi, qui prendrait le relais après les TDCC. Quelle grosse erreur. Je n'avais pas réalisé que les TDCC étaient un groupe adulé par les ados en ce moment. Inutile de préciser à quel point ces 45 minutes sont passées lentement, entre les cris suraigus d'adolescentes en folie, des bousculades qui ont mis plus d'une personne par terre, et enfin de la prestation du groupe qui s'est révelée être sans grand intérêt. Au moins, je serai plus méfiante l'année prochaine.

D'une certaine façon, cela en valait la peine : en me dépêchant dès que la dernière note du groupe a résonnée, j'ai réussi tant bien que mal à trouver une place au premier rang et juste au millieu pour le concert suivant. Je ne pouvais pas rêver mieux ! Et le fait d'être réstée sur place en attendant le début du concert m'a permis de voir Jonsi faire ses balances. J'avoue que, dès que je l'ai vu, mon côté groupie/fangirl qui sommeillait en moi s'est réveillé. A mon plus grand regret, Jonsi a rencontré des problèmes de logistique : tout son matériel éléctronique est resté bloqué au Portugal. Resultat : un concert accoustique organisé à la place et un public privé de la setlist habituelle, en particulier de Grow Till Tall et Sticks & Stones, titres que j'attendais le plus. Jonsi et ses musiciens nous ont malgré tout livré un set formidable. Jonsi a vraiment la voix d'un ange, ce que l'on entend sur ses CD est loin d'être du bluff.

Enfin, dernier concert de la journée : Massive Attack. Je suis sortie du concert complètement déboussolée. Ce groupe est vraiment formidable à voir sur scène. Sans parler du coup de foudre que j'ai eu pour Horace Andy (son interprétation de Girl I Love You m'a coupé le souffle) et Martina Topley Bird. Quelle joie de se dire qu'après une telle journée qui s'achève, cela recommence de plus belle le lendemain.


Dimanche, c'est reparti, et je commence avec The Temper Trap. Leur premier album est vraiment bon, et vaut également le détour sur scène.

J'enchaîne avec Eels, que je ne connaissais que de nom. Grosse décéption, je me suis ennuyée à mourir. Je n'ai rien à reprocher au set, je crois que ce n'est juste pas mon style de musique.

Puis arrive Beirut avec son leader Zach Condon. Très beau concert, mais quel dommage que Nantes soit arrivée première dans la setlist ! Et je persiste à croire que Beirut n'est pas taillé pour ce genre de scène.

Après le repas, direction les Ting Tings. Je suis fière de moi : j'ai réussi à supporter la voix de la chanteuse pendant une heure entière ! Ca relève d'un exploit. Ceci dit, il faut avouer que je me suis bien amusée, mais ça ne va pas plus loin.

Enfin, pour finir, LE groupe que tout le monde attend (je ne compte même pas le nombre de T-shirts à l'effigie du groupe que j'ai apperçu ...) : ARCADE FIRE. Oh. Mon. Dieu, malgré les 15 personnes au mètre carré et la longue attente, je n'ai jamais autant apprécié un concert ! C'était de la folie, tout le monde chantait en choeur et dansait. The Suburbs, le nouvel album, est vraiment fabuleux ! Et Ready To Start est vraiment un bon choix pour l'ouverture du concert. Sans parler de No Cars Go, qui est vraiment mon titre préféré. Dommage que le concert ait été écourté à cause de la pluie. J'ai été déçue de ne pas entendre le duo Power Out/Rebellion qui, à mon goût, est le clou du spectacle. Ceci dit, nous avons malgré tout eu le droit à Wake Up en accoustique, et ce moment restera à jamais gravé dans ma mémoire. Et je n'ai jamais autant été inspirée par un concert. J'ai passé la matinée à écrire, écrire, écrire tout ce qui me passait par la tête. Au final, voilà ce qu'il reste :

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Dimanche 29 août 2010. Pelouses du parc de Saint-Cloud. 22H00. Alors que la foule est de plus en plus dense en vue de l'apparition imminente du groupe qui cette année clôt le festival Rock-En-Seine, l'ambiance est, à quelques mètres de la scène, effervescente. Malgré un entourage composé de personnes en provenance de l'Europe entière, on devine aisément par-delà les barrières linguistiques le bouillonnement qui règne face à la scène désormais brillante sous le feu des projecteurs et aux vibrations qui s'intensifient.


Pour cette huitième édition du festival, c'est le groupe candien Arcade Fire que l'on voit monter sur scène pour mettre un point final à ces trois jours entièrement dédiés à la musique. Ceux-ci assurent ce soir-là un grand retour au devant de la scène avec la sortie récente de leur dernier opus, The Suburbs. Pourtant, dès le premier titre interprété, Ready To Start, le public s'emballe instantanément et chante à l'unisson sur ce qui semblait presque tout à coup être un titre culte datant de plusieurs années. Le groupe nous offre ensuite un florilège de titres plus anciens, très populaires auprès du public qui s'agite et rugit de bonheur. A ce stade, lors d'une pause entre deux titres, je reprends mon souffle et réalise la fureur et l'engouement qui se sont emparés de mon entourage et de moi-même en seulement quelques poignées de minutes, paradoxalement presque dignes d'un final. Mais cette prise de conscience est vite interrompue par le cri unanime qui émane soudainement lorsque l'air reconnaissable parmi tous de No Cars Go résonne. Pendant cinq minutes, cet air qui a inlassablement rythmé mon année, a généré un sentiment de surprise et de joie démesuré presque équivalent à celui ressenti lors de ma première écoute du titre. Une sorte de baptême, car jamais auparavant je n'avais éprouvé une telle sensation à un concert. S'en suivent une série de titres issus du dernier album qui semble définitivement convaincre le public de son efficacité. Des nouveaux titres qui prennent donc une dimension époustouflante sur scène, à tel point que l'on ne s'aperçoit pas de l'arrivée de nuages menaçants, jusqu'à ce que commencent à tomber quelques fines gouttes de pluie qui se transforment peu à peu en véritable déluge.

Pourtant, au lieu de refroidir l'atmosphère, l'effet fût inverse : sous la pluie, le public s'est enflammé pour ne plus former qu'un brasier humain sous les riffs déchaînés de We Used To Wait.


Manque de chance, le déluge était tel que la scène était littéralement inondée, ce qui provoqua l'interruption du concert. Mais après une dizaine de minutes où les cris imploraient Win Butler et sa bande de revenir, ce qui devait arriver arriva. Avec quelques guitares et percussions en mains, ces têtes désormais familières réapparurent sous les applaudissements des personnes encore présentes. Des accords se firent entendre. Un tambourin. Et Wake Up fût. Sous le déluge, des milliers de personnes entonnèrent à plein poumons le célèbre refrain pour ne former plus qu'une. Alors, Arcade Fire sauveur des eaux ? Ce soir-là, oui.

samedi 10 juillet 2010

vendredi 9 juillet 2010

jeudi 8 juillet 2010

dimanche 6 juin 2010

Youtube is God

Emilie Simon - The Devil At My Door live @ Londres








Metric - Combat Baby live @ Vancouver




Jónsi - Tornado




Arcade Fire - Rebellion (Lies) live @ Rock-En-Seine




Zambri - W/ Somebody

jeudi 27 mai 2010

Rock-en-Seine 2010

Bon, voilà, c'est officiel ... J'ai encore du mal à y croire mais ... J'ai mes places pour aller à Rock en Seine cet été. Il était temps ! Avoir un festival juste en bas de chez soi avec une programmation plus que correcte chaque année, qui n'en profiterait pas ?

Bien sûr, comme chaque année, il y a des artistes que j'aime plus ou moins, mais ô joie, ceux que je n'affectionne pas spécialement sont tous concentrés sur le premier jour. Ainsi, pas de regrets, vu que je ne suis autorisée à n'y aller que deux jours.

Tout d'abord, le festival s'est trouvé être particulièrement attirant cette année par la venue de Massive Attack, Arcade Fire et Beirut. Je ne manquerai leurs performances pour rien au monde. Et puis, ces trois groupes réunis dans une même programmation, ça ressort presque du miracle. Ainsi, alors que les premiers noms venaient à peine d'être révélés, j'étais déjà au comble du bonheur.

Mais je garde le meilleur pour la fin. Depuis janvier environ, voyant les programmations des plus grands festivals de la planète tomber petit à petit, je priais pour qu'un artiste que j'affectionne énormément fasse un passage à Rock-en-Seine, sachant que je ne pourrais pas me rendre à sa seule date française.




J'avais encore un filet d'espoir peu avant la Grande Nouvelle, ne le voyant apparaître dans ancun festival français. Et un jour, je le vis : Jónsi se produira à Rock-en-Seine le 28 août pour une date unique en France cet été.

Oh yeah.

Donc, oui, j'ai encore du mal à m'imaginer que je vais voir Jónsi, Le Vrai Jónsi, autrement que par Youtube. Dingue, hein ? C'est un rêve qui se réalise. Enfin, pour être précise, ce n'est qu'un petit engrenage d'un grand rêve qui me poursuit depuis longtemps maintenant : voir Jónsi, certes, mais avec ses compatriotes de Sigur Rós.

 L'été s'annonce fort bien.

jeudi 13 mai 2010

Hésitation

Sur Facebook, je suis "fan" de pas mal d'artistes. Il faut avouer que, pour la circulation des informations, c'est pratique. Et depuis hier, c'est toujours la même info qui revient.
Hier soir, vers 18h, j'apprends que Bat For Lashes a composé un titre pour la bande-originale du prochain volet de la saga Twilight.


Quelques heures plus tard, la même info tombe, mais cette fois-ci de la part du groupe canadien Metric (que j'affectionne particulièrement).
Enfin, pour la troisième fois, il y a quelques minutes à peine, j'apprends que Florence & The Machine sera également de la partie.





Bon, c'est l'occasion de voir le genre de morceaux que ces artistes composent quand il faut l'intégrer dans un film. Pourquoi pas, je suis curieuse. Surtout que, pour le deuxième volet de Twilight sorti il y a environ un an, la suédoise Lykke Li s'était essayée à l'exercice avec le morceau Possibility et j'avais adoré le résultat. Vraiment.

Malgré tout, je ne sais pas vraiment pourquoi, je fais un blocage. Pourtant, ça pourrait être une très belle bande-originale et apporter un peu plus de succès à certains, en particulier Metric ou Lykke Li, injustement "ignorés" (jusqu'à un certain point : je n'ai pas envie de me déplacer jusqu'à Bercy ou au Stade de France pour aller les voir ...). Je ne la sens vraiment pas cette histoire. Je crois que c'est l'hysterie que beaucoup éprouvent face à ce film qui me fait fuir. Vous imaginez l'état des filles de 10-15 ans face au groupe Tokyo Hotel ou aux Jonas Brothers ? Bon, selon moi, c'est un peu pareil pour Twilight, sauf que c'est du cinéma et pas de la musique. Après, bien sûr, ce n'est pas le seul film qui déplace autant les foules actuellement. Mais je ne sais pas, celui-là, je l'ai dans le collimateur. Pourtant, je suis allée au cinéma voir les deux volets et je n'ai rien contre le film en lui-même.



Au final, je crois que j'ai peur que cette très grande notoriété se deverse également sur les artistes qui figurent dans la B.O.

C'est ridicule, si un concert de Lykke Li dans un endroit ou un autre provoquait le déplacement de millions de personnes depuis qu'elle figure dans la B.O de Twilight, je le saurais.


Je reste quand même sceptique.


dimanche 11 avril 2010

Jónsi - Go

Jónsi. Mettons les choses au clair entre nous.



Toi et ton groupe avez fourni merveilleuse matière musicale à mes oreilles. Jusqu'ici, elles n'ont jamais été déçues. Maintenant que les trois autres membres de Sigur Rós sont occupés à changer des couches-culottes, tu te retrouves seul. Oui, peut-être, mais l'inspiration est toujours là, elle. Eh bien, tant pis, en attendant que cette période passe, tu continues seul à effleurer, caresser et faire vibrer les cordes de tes guitares et autres instruments. Et petit à petit, des mélodies, des rythmes naissent, ce qui aboutira à la sortie de ton premier album solo que tu as intitulé, tout simplement, Go (en vente chez votre disquaire préféré pour seulement 14,99 euros). Bien sûr, je l'ai écouté. Et encore une fois, tu m'as bien eu, petit malin : une fois commencé, impossible de s'arrêter. Dans la lignée de með suð í eyrum við spilum endalaust, tu as su mêler en un seul effort des mélodies à la fois pop, colorées et entraînantes et d'un autre côté, des mélodies sombres, froides et à la fois harmonieuses dont tu as la secret. Comme dans chacun de tes précédents albums avec Sigur Rós, un titre en particulier me fait littéralement fondre : palme decernée à Kolniður, qui est en même temps la seule piste que tu chantes en islandais.
Il est temps de conclure : Jónsi, pour ne pas parler très correctement, mais très franchement, tu gères. Vraiment. Depuis le temps que tu fais de la musique, je n'ai jamais décroché. Et même sans tes trois compatriotes, maintenant. Alors qu'il y a quelques années, je ne t'imaginais pas un jour sans Orri, Kjartan et Georg.

Chapeau l'artiste.


dimanche 7 mars 2010

Youtube is God

Rien de mieux pour egayer mes journées !


Jónsi - Go Do


J'aime beaucoup la chanson, mais chose rare, j'aime encore plus le clip (http://www.youtube.com/watch?v=T6HjT4SQKJI).




Emilie Simon - Rainbow (Bedford Avenue Session)


Là, je craque. De la première jusqu'à la dernière seconde. Je crois que c'est la progression du morceau qui me touche : étonnant et captivant de voir évoluer le morceau de la sorte (tu veux de l'éléctro ? Tiens, dans ta face !) alors qu'il débute de façon si douce. C'est violent. Mais jouissif !




Vampire Weekend en live pour la Blogothèque







Sigur Rós - Sæglopur live @ Lowlands Festival

mercredi 10 février 2010

Paris, Paris

Samedi je suis allée à l'université Paris IV pour les portes ouvertes.  Paris IV, plus connue sous le nom de La Sorbonne.
La conférence a eu lieu dans un amphithéâtre, et que dire, il y règne une drôle d'ambiance, là-dedans. Des générations et des générations d'étudiants sont passées par là, il n'y qu'à jeter un oeil aux tables en bois où toutes sortes de messages ont été gravés par des élèves (Cunégooooonde, je t'aime. Signé : Messire Henri en 1456. Non, je rigole, quoique ... je me demande si on a déjà renouvelé les tables depuis la construction de l'université en 1253)



Mais que c'est beau !
En rentrant, le hall était plein à craquer, je n'ai pas eu le temps de voir grand chose, mais en sortant, il a fallu parcourir l'université pour parvenir aux salles dans les étages supérieurs. Déjà, rien que dans l'amphithéâtre où je me tenais, il y avait une très grande et très belle toile derrière les différents professeurs. C'est déroutant, j'ai passé mon temps à la regarder pendant que les professeurs de russe, bosniaque, croate, serbe, tchèque, polonais faisaient leurs discours.
Et puis le hall, avec toutes ces statues, ce marbre ... Poignant.
Les étages supérieurs sont moins (pas du tout même) ornementés. J'ai traversé des mètres et des mètres de couloirs habillés par un plancher en bois, qui sentent bon le vieux. Je l'avoue, j'adore les vieilleries, tout ce qui est complètement passé, démodé. Et j'adore l'odeur que ça dégage. Impossible à décrire, mais ça sent bon. Bref, une odeur de vieillerie comme j'aime parfumait le couloir.

Cette université est magnifique, je pense que c'est une vraie chance de pouvoir étudier dans un tel cadre. En plus, elle est loin d'être située un quartier repoussant ... Je viens régulièrement dans la capitale (c'est encore trop peu, cela dit), où je fais différentes excursions, mais je crois que je ne m'étais encore jamais arrêtée dans le coeur du quartier Latin. Grosse erreur, je mourrais d'envie de descendre de la voiture en voyant tous ces bâtiments.


Bon, pas de chance, les études que je veux poursuivre ne se dérouleront pas à l'université même mais dans un centre près de Saint-Lazare. Je suis sûre que j'aurais quand même à y aller pour diverses raisons. Chouette.

lundi 25 janvier 2010

Emilie Simon @ Casino de Paris

     Samedi soir je suis allée voir Emilie Simon au Casino de Paris. Jour J.
Ah, qu'est-ce que je l'ai attendu ce samedi 16 janvier.

Samedi matin, je me suis réveillée avec un sourire grand comme ça. Non seulement j'allais voir Emilie Simon en concert, mais en plus, j'y allais avec Marianne, ma meilleure amie, qui était encore loin de se douter de la soirée qui l'attendait. Mon super-parrain était aussi de la partie.

Je l'avoue, j'étais plus excitée par le fait de voir la réaction de Marianne quand elle découvrirait la surprise, plutôt que de voir Emilie Simon, qui m'avait malgré tout un peu déçue avec son dernier album. Même si celui-ci reste malgré tout très bien dans l'ensemble.
Après une longue attente dans le froid et sous la pluie (note pour moi-même : ne plus JAMAIS remettre des chaussures en toile pour aller passer une durée indéterminée dehors en plein hiver. La pluie pourrait pointer le bout de son nez), les portes se sont enfin ouvertes.


Quelques minutes plus tard, la première partie commence avec Paco Volume. Connaissant déjà quelques titres, pour en avoir entendu parler sur Les Inrocks, je fus assez satisfaite de leur performance, malgré quelques problèmes de balance (on n'entendait à peine la voix de Paco).


Le temps s'écoule rapidement, et Emilie Simon finit par nous être dévoilée après un magnifique lever de rideau. Avec sa veste à épaules (très) bouffantes, on ne pouvait pas la manquer. Comme lors de ses concerts en Province, elle ouvre avec The Devil At My Door, qui est le titre que je préfère de son dernier album. Sur scène, la chanteuse n'est accompagnée que de deux musiciens : un batteur et un bassiste/contrebassiste. Cela implique donc que beaucoup de sons sont pré-enregistrés. Sur The Devil At My Door, toutes les parties de cuivre ont été faites par le synthé. Pour cet aspect-ci, dommage, j'aurais été curieuse de voir le résultat avec des vrais cuivres sur scène, mais la performance est restée superbe.
J'ai été peu enthousiasmée par les 15 minutes qui suivirent. Cela est sûrement dû au fait qu'elle a enchaîné à ce moment-là tous les titres qui me mettent en froid avec son dernier album (Dreamland, Nothing To Do With You, et surtout Fools Like Us).
Mais arrive Opium. Cela vaut le détour, rien que pour voir ce qu'Emilie Simon sait faire avec son Tenori-On. J'avais déjà été fortement impressionnée par cette boîte à rythme lors de sa Black Session, donc j'attendais ce moment avec impatience. Je l'avoue, je crève d'envie d'apprendre à me servir du petit Tenori-On. Et pour la 2e fois, le voir rester seul sur la scène avec les autres instruments à la fin du concert me donne des envies de vol (on le débranche, on le glisse sous son pull et hop ! Le tour est joué. Ou pas). Oui, juste pour information, l'engin coûte environ 900 dollars. D'où cette mauvaise pensée.
Emilie enchaîne avec Chinatown, et j'ai été subjuguée. Moi qui n'aime pas, mais alors vraiment pas cette chanson au départ, les bras m'en sont tombés. L'interprétation live n'est pas très éloignée de la version du disque, mais pourtant, cela donne une autre dimension (bien plus appréciable) à la chanson. Cela m'a plus que troublée et j'ai même depuis réessayé d'écouter la chanson. Rien à faire, j'en suis toujours au même stade : ce titre ne me plaît pas. Et pourtant, qu'est-ce que je l'ai aimé samedi. Un des meilleurs moments du concert. C'est troublant.
The Way I See You, Fleur De Saison, Flowers, que de très belles interprétations (mention spéciale pour Flowers, très jolie sous sa robe tango).
Puis, Emilie Simon nous annonce qu'elle et ses musiciens vont interpréter un titre qu'elle n'a pas chanté depuis longtemps. Elle en avait trop dit. Ou pas assez. Le suspense s'est emparé de l'assemblée et occupait chaque petit recoin de la salle. Un long silence s'est également installé, jusqu'à ce que l'on entende les premiers accords de To The Dancers In The Rain. Pour une surprise, c'était une surprise, je ne m'attendais pas du tout à cela. Et en effet, Emilie ne l'avait pas sortie du grenier depuis au moins 4 ans. Et puis, le clou du spectacle, Emilie quitte son synté auquel elle était restée accrochée durant toutes les dates qu'elle avait effectué auparavant en Province. Et toc. Comment dit-on déjà : Parigots têtes de veau ?


Closer, The Cycle, puis Song Of The Storm, tiré de La Marche de l'Empereur. J'ai un gros faible pour ce titre, et pourtant, j'ai été déçue. Pourquoi, je n'en sais rien, peut-être à cause du synthé qui a remplacé la guitare (Trop de synthé tue !).
Encore deux titres (Rainbow et Ballad), et Emilie s'avance avec ses musiciens sur le devant de la scène pour un salut.
Ah Emilie, tu ne m'auras pas, je sais très bien que tu fais tout le temps des rappels.
Bingo, Emilie revient, seule, et commence à susurrer les premiers mots de Désert, titre phare de son premier album.
Ses musiciens reviennent, Emilie s'avance de nouveau au devant de la scène tandis que parvient à mes oreilles la douce mélodie de Lise. J'ai fondu, je fonds et je fonderai toujours lorsqu'elle a chanté/chante/chantera l'histoire de Lise, fille qui fait tout à l'envers sous ces airs de marquise. J'ai assisté à trois concerts d'Emilie Simon, dont deux où elle a interprété Lise. Si c'est pas de la chance, ça, hein ? Parce qu'il faut le dire, depuis 2006, elle n'est pas beaucoup sortie du placard, Lise.
Quand j'entends Rocket To The Moon, je ne peux que continuer mon ascension vers la Lune.
This Is Your World prend le relais, et là, comme disent les d'jeuns, ça "déchirait grave". Pas de réel engouement pour cette chanson en temps normal, et pourtant ...


Retour à la réalité, les lumières se sont de nouveau allumées.
En partant, je récupère la setlist, regarde la scène une dernière fois (et le petit Tenori-On tout seul ...), témoigne de ma satisfaction globale du concert à Marianne, tout en ne pensant qu'à une chose :


J moins combien ?